Publications

Augustonemetum : atlas topographique de Clermont-Ferrand

Sous la direction de Hélène Dartevelle. Collectif

Cet ouvrage, dirigé par Hélène Dartevelle, archéologue-ingénieure à la Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes, est le fruit d’un travail de recherche collectif de 17 années, mené en collaboration avec 70 chercheurs (40 auteurs et 30 collaborateurs).

La publication présente la ville antique de Clermont-Ferrand, Augustonemetum, capitale gallo-romaine des Arvernes : son organisation spatiale, sa genèse et son évolution de la fin du Ier av. J.-C. au Ve ap. J.-C.

Augustonemetum – Aug nemeto sur la carte de Peutinger – est une ville neuve créée au début de notre ère sur la voie d’Agrippa qui relie Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules impériales, à la province de la Gaule Aquitaine.

L’atlas rend compte, à l’échelle cadastrale, de toutes les observations archéologiques réalisées depuis les origines de l’archéologie à Clermont-Ferrand, et décrit avec précision des vestiges tantôt disparus, tantôts conservés en élévation, comme le remarquable mur des Sarrasins – Vasso Galate-, ou sous nos pieds, les infrastructures du forum reconnues place de la Victoire. Des synthèses introductives et thématiques apportent une vision élargie dans la profondeur du temps en abordant l’avant et l’après de cette capitale gallo-romaine, comme à l’échelle géographique de la ville, de son environnement proche ou de son paysage tout entier. Intéresseront davantage les protohistoriens, le texte de Christine Mennessier-Jouannet intitulé « Processus d’urbanisation chez les Arvernes. Le cas d’Augustonemetum », de même que « Les témoignages de la vie religieuse » par Bernard Clémençon ou encore la synthèse générale « Genèse et évolution d’une capitale », par Hélène Dartevelle, montrant l’emprise de l’héritage gaulois dans l’organisation de la ville nouvelle.

Abondamment illustré et d’une grande qualité de maquettage, d’impression et de reliure, cet ouvrage peut s’adresser, au-delà des chercheurs, aux habitants du bassin clermontois, comme à un public passionné d’Histoire et d’Archéologie.

Au titre de la recherche, l’État est le premier partenaire de l’Atlas. Ont contribué à la réalisation de cet ouvrage de référence : le service régional de l’archéologie de la Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes ; L’Inrap (institut national de recherches archéologiques préventives), partenaire scientifique de premier ordre par le nombre de jours de recherche consacré à l’atlas ; le CNRS et les chercheurs des universités de Rennes et de Paris-Sorbonne ainsi que les opérateurs d’archéologie préventive Hadès, Eveha et Archeodunum.

En termes de soutien financier, les collectivités se sont positionnées aux côtés de l’État : le département du Puy-de-Dôme, la Ville de Clermont, Clermont Auvergne Métropole, la Région et les communes de Ceyrat, Chamalières et Royat.

Augustonemetum Atlas topographique de Clermont-Ferrand, sous la direction de Hélène Dartevelle, Gollion, Infolio, mars 2022, 2 tomes, 1100 p., ISBN 978-2-88474-415-7

L’atlas est disponible en librairie ou à la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes – contact : helene.dartevelle@culture.gouv.fr

Les fortifications de l’oppidum de Gergovie

Conduits entre 2001 et 2008 sous la direction de Thomas Pertlwieser, des travaux de recherche consacrés aux fortifications de l’oppidum de Gergovie ont permis le repérage topographique d’une grande partie de leur tracé, complété depuis par un relevé LiDAR, et la réalisation de plusieurs fenêtres d’observation destinées à préciser ses caractéristiques architecturales et sa datation.

Cet ouvrage propose un bilan actualisé des découvertes réalisées sur l’oppidum de Gergovie depuis le XVIIIe s., de ses fortifications mais aussi des vestiges domestiques, funéraires et artisanaux révélés à leurs abords. Ces études témoignent de la participation du bassin clermontois au phénomène d’apparition de centres de pouvoirs fortifiés transalpins au passage des deux âges de Fer, et plus largement de l’occupation de Gergovie dès la guerre des Gaules, en faisant le principal centre de peuplement du territoire arverne tout au long de la seconde moitié du Ier s. av. J.-C. et jusqu’à la fin du règne d’Auguste.

Yann Deberge est archéologue protohistorien à l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), Centre de Clermont – Ferrand. Il a secondé Thomas Pertlwieser sur les fouilles de Gergovie (années 2006 et 2007) et a assuré une grande partie du travail d’étude. Il a dirigé la fouille de plusieurs sites de l’âge du Fer en Auvergne et est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages consacrés aux Arvernes.

Thomas Pertlwieser est archéologue protohistorien au Département d’archéologie préhistorique et historique de l’Université de Vienne (Autriche). Spécialiste des fortifications de l’âge du Fer, il a notamment travaillé sur les fortifications de Bibracte et du Mont Lassois. Il a assuré la direction des fouilles sur les remparts de Gergovie et est l’auteur de plusieurs articles sur les fortifications de l’âge du Fer.

Éditeur : Presses universitaires Blaise Pascal
Collection / Série : Terra Mater
Prix de vente au public (TTC) : 55 €
608 pages ; broché
ISBN 978-2-84516-850-3
EAN 9782845168503

Sépultures de chevaux devant Gergovie

Sous la direction de Sylvain Foucras

Huit hommes et huit chevaux inhumés, tous installés dans des positions similaires, allongés sur le flanc droit, les défunts reliés par le bras gauche tendu sur le visage. Des fouilles archéologiques mettent au jour à l’automne 2002 une sépulture multiple sur le site de Gondole, l’un des trois plus importants oppida d’Auvergne. Ces recherches révèlent alors une pratique d’inhumation aussi spectaculaire qu’inédite.

Cinq autres fosses sont découvertes peu après à proximité, au pied de Gergovie, chacune exclusivement comblée de squelettes de chevaux déposés avec soin, selon des agencements complexes. L’analyse de ces tombes équines montre rapidement de nombreux points communs avec la sépulture de Gondole, et amène les chercheurs à réfléchir à l’hypothèse d’une seule et même pratique rituelle, consistant à inhumer des chevaux par dizaines, au cœur de la cité des Arvernes et sur le lieu même de la bataille de Gergovie.

Quelles interprétations peut-on tirer de la disposition des squelettes équins ? À quelles fins étaient ensevelis ces chevaux ? Quels sens donner à ces pratiques d’inhumation ? L’examen des fosses et des squelettes exhumés retracé dans cet ouvrage vous livre les plus récentes hypothèses émises quant à ces énigmatiques pratiques, témoignant de la complexité des rituels perpétrés en Gaule entre la fin du second âge du Fer et le début de la période romaine.

Sylvain Foucras est docteur en archéologie, archéozoologue pour la société Archeodunum (UMR 5138). Spécialiste de la période gauloise, ses recherches s’intéressent notamment à la fonction des animaux dans les pratiques rituelles, funéraires ou religieuses. Il est l’auteur d’une thèse consacrée au rôle des animaux dans la société arverne de la fin de l’âge du Fer et de plusieurs publications scientifiques parmi lesquelles celles des sanctuaires de Corent et de Gergovie. Il coordonne actuellement un programme de recherche consacré au cheval entre la fin de la Protohistoire et le début de l’Antiquité.

Éditeur : Presses universitaires Blaise Pascal
Collection / Série : Terra Mater
Prix de vente au public (TTC) : 35 €
280 pages ; broché
ISBN 978-2-84516-851-0
EAN 9782845168510

Les mobiliers du second âge du Fer en Auvergne

Ce volume est l’aboutissement du projet collectif de recherche Chrono-typologie des mobiliers du second âge du Fer en Auvergne conduit entre 1999 et 2003. Il profite d’une moisson exceptionnelle de données archéologiques, résultat des campagnes de fouille programmée commencées dans les années 1960, ainsi que de l’essor de l’archéologie préventive depuis les années 1990.

Ouvrage publié avec le concours du ministère de la Culture et de la Communication, sous-direction de l’Archéologie et l’Inrap.

Issu de la collaboration de plus d’une vingtaine de chercheurs, il compile 93 notices descriptives et analytiques qui correspondent à des ensembles de référence choisis pour documenter la culture matérielle des Arvernes du Ve s. av. notre ère jusqu’à l’époque augustéenne.

Les lots étudiés sont issus, pour la plupart, de sites d’habitat (exploitations rurales, agglomérations de plaine ou oppida). Quelques ensembles funéraires, choisis pour illustrer des associations remarquables, ont également été retenus. Le mobilier archéologique est diversifié et abondant avec plus de 11 000 récipients en céramique commune, plus de 800 amphores et 360 importations originaires du pourtour méditerranéen, près de 340 objets de parure ou d’armement, 140 monnaies… ainsi que de très nombreux autres objets ou ustensiles domestiques.

L’ouvrage fait l’objet d’une présentation selon un même protocole, quel que soit la provenance géographique et la datation des éléments examinés, ce qui confère à l’ensemble une grande cohérence et permet l’établissement de comparaisons dans l’espace et le temps. Il dote l’Auvergne d’un premier catalogue typologique des formes des vases en céramique toujours associés aux autres catégories de mobilier archéologique (armement, parures, outils et ustensiles domestiques divers) et sert de base à l’établissement d’une périodisation en 13 étapes définies pour cette partie de la Gaule centrale.

Ce volume est le premier ouvrage d’une série consacrée à la chrono-typologie des mobiliers gaulois d’Auvergne. Il en constitue la base documentaire. Ces recherches sur les agglomérations secondaires et les espaces ruraux au sein desquels elles se développent mettent en lumière le riche potentiel d’études que la plupart de ces sites possèdent.