Le Premier Âge du fer

Vers 700 avant J.-C., les civilisations de l’âge du bronze vont s’effacer devant de nouvelles ethnies maîtrisant la métallurgie du fer, connue depuis le IIe millénaire avant notre ère par les Hittites d’Asie Mineure. Il s’agissait peut-être déjà des Celtes qui seront bientôt à l’apogée de leur puissance. Le berceau de la civilisation celtique se situe en Europe Centrale.


Du Vème au IIIe siècle avant J.-C., leur aire d’occupation s’étend vers les Iles Britanniques, l’Espagne, la France du Sud, l’Autriche, la Mer Noire et l’Italie centrale. Sur ces terres, les Celtes fusionnent avec les peuplades indigènes. C’est le cas des Gaulois, qui forment un élément important de cette civilisation. Seule la langue unit ces tribus qui ne forment ni une race, ni une nation, ni une ethnie, ni un état. Quoi qu’il en soit, la possession du fer assure à ces populations leur supériorité sur les terres qu’ils occupent.


Le fer est un métal facile à exploiter, bien plus répandu dans la nature que le cuivre et l’étain, et épargnant par conséquent des échanges commerciaux complexes. En outre, il est plus résistant que le bronze. c’est surtout dans la fabrication des armes que se révèle la maîtrise du minerai de fer : l’épée et les pointes de flèche par exemple ; mais aussi dans l’agriculture : les socs des araires, les houes, les pioches améliorent grandement les techniques agricoles. En effet, ces outils, plus solides et plus tranchants, permettent de travailler des sols humides ou lourds.


Cette métallurgie du fer donne naissance à ce qu’on appelle l’âge du Fer, divisé en deux périodes :

le premier âge du Fer (de 750 à 450 avant J.-C.), que les archéologues appellent Hallstatt du nom d’un village de la haute Autriche, près de Salzbourg, où des fouilles effectuées au siècle dernier ont révélé l’existence d’une très riche nécropole – près de deux mille tombes contenant des objets en fer – liée à une mine de sel.

le second âge du Fer (de 450 à 20 avant J.-C) dit civilisation de la Tène ou laténienne, du nom d’un site en bordure du lac de Neuchâtel, en Suisse, qui a livré des tombes d’une grande richesse, remplies d’armes, de fibules et de bijoux, et qui sert de base de référence pour les datations chronologiques.


Les villes, VIIe et VIe siècles avant notre ère coïncident avec la multiplication de sites fortifiés, depuis le centre de l’Europe jusqu’à l’ouest de la Bourgogne, où s’installe l’aristocratie princière, qui, grâce à cette position dominante, peut contrôler les voies de passage.

L’âge du fer, comme l’âge du cuivre et du bronze, fait partie de la protohistoire.