L’ ARAFA

Présentation de l’ARAFA

L’ ARAFA coordonne et valorise des recherches archéologiques sur la période gauloise en région Auvergne, en concertation avec le Service régional de l’Archéologie.

La maison Domat

La base archéologique de L’ ARAFA est la maison Domat à Mirefleurs, bâtisse du XVᵉ siècle que les habitants du village appellent encore la « maison des Anglais ». En référence à l’accueil d’étudiants anglophone sous la houlette de John Collis (université de Sheffield) entre 1975 et 1994.

La maison a appartenu à la famille Domat, dont le membre le plus connu, le juriste Jean-Baptiste Domat, codifia le droit français au XVIIᵉ siècle. Il fut l’ami intime de Blaise Pascal, à qui l’on doit l’invention de la machine à calculer. Nous nous plaisons à penser que nous continuons ainsi une longue tradition de calcul.

Cette bâtisse est mise gracieusement à disposition de l’ARAFA par son propriétaire, Henri Desfeuilles.

L' ARAFA : La base archéologique est la maison Domat à Mirefleurs, bâtisse du XVᵉ siècle que les habitants du village appellent encore la « maison des Anglais ». En référence à l’accueil d’étudiants anglophone sous la houlette de John Collis (université de Sheffield) entre 1975 et 1994.
La maison Domat et ses occupants

Objectifs de l’ARAFA

Les étudiants chercheurs que nous accompagnons dans leur démarche scientifique trouvent intérêt à utiliser la documentation et les moyens informatiques que leur procure cette base. Chaque été de nombreux jeunes et personnes de tous âges participent aux campagnes de fouilles sur plusieurs chantiers répartis dans la région.

Ces opérations sont financées par l’État et les collectivités territoriales (Conseils régionaux, Conseils départementaux, Communautés…)

Il convient de souligner ici le rôle fédérateur de L’ ARAFA en Auvergne, dont la dynamique s’est enrichie ces dernières années avec l’arrivée de nouveaux chercheurs d’horizons divers (Université, CNRS, Culture, etc.), s’impliquant scientifiquement dans de nouveaux programmes de recherche avec un renouvellement des problématiques dans différents domaines (funéraire, cultuel, céramique, numismatique, transformation de matière première).


Histoire de l’ARAFA

Notre équipe s’est implantée en Auvergne en 1973, réanimant une longue tradition de collaboration franco-britannique dont l’origine remonte aux années 1930 (Comité Pro-Gergovia).

Faisant suite aux opérations de fouille programmée effectuées sur le « site de La Grande Borne« , l’ARAFA cumul 30 années de recherche sur l’âge du Fer en Auvergne, et plus particulièrement sur le Second âge du Fer.


Années 1960

En 1966, sur les conseils d’Hugues Vertet, Robert Périchon ouvre le chantier du « site d’Aulnat » qu’il fouille jusqu’en 1982, en mettant en évidence des niveaux structurés (empierrement, fosses, sépultures) associés à un mobilier abondant et varié daté entre le Ileme et le ler siècle av. J.-C.


Années 1970

À partir de 1973 et jusqu’en 1981, John Collis s’associe à l’étude de ce site, en ouvrant un deuxième chantier situé à quelques dizaines de mètres au sud du chantier « Périchon ». Il fouille un chemin flanqué de fossés latéraux et des fosses s’échelonnant entre entre le Ileme et le ler siècle av. J.-C.


Années 1980

L' ARAFA : en 1966, sur les conseils d’Hugues Vertet, Robert Périchon ouvre le chantier du « site d’Aulnat » qu’il fouille jusqu’en 1982, en mettant en évidence des niveaux structurés (empierrement, fosses, sépultures) associés à un mobilier abondant et varié daté entre le Ileme et le ler siècle av. J.-C. À partir de 1973 et jusqu’en 1981, John Collis s’associe à l’étude de ce site, en ouvrant un deuxième chantier situé à quelques dizaines de mètres au sud du chantier « Périchon ». Il fouille un chemin flanqué de fossés latéraux et des fosses s’échelonnant entre entre le Ileme et le ler siècle av. J.-C.
R. Périchon et J. Collis (cliché : J. Humble)

À partir de 1980, Nigel Mills organise des campagnes de prospection au sol effectuées de façon systématique sur la base d’un zonage kilométrique. Ces opérations ont couvert le sud de la Grande Limagne ainsi que la région des buttes (Authezat, Plauzat, Saint-Sandoux).

En 1984, le travail fut axé sur le fuseau d’étude de l’autoroute A71. La découverte du site de « Pâtural » a permis d’orienter la problématique de l’équipe vers l’étude d’un site d’habitat de plaine occupé pendant la même période que « La Grande Borne ».

En 1988, l’équipe bénéficia du soutien du CNRS dans le cadre d’une ATP consacrée à l’étude de « l’occupation des Limagnes d’Auvergne durant l’âge du Fer ». Trois secteurs ont été sélectionnés :

  • Le bassin de Clermont-Ferrand et le sud de la Grande Limagne (V. Guichard).
  • le bassin de la Morge, au nord de la Grande Limagne par (Ch. Jouannet).
  • La Limagne d’Issoire par (C. Watson).

Cette étude fut continuée de 1990 à 1994, par un ensemble de prospections-inventaire dans le cadre d’un Projet Collectif de Recherche soutenu par le ministère de la Culture : « le peuplement des Limagnes d’Auvergne à l’âge du Fer ».

L' ARAFA : en 1966, sur les conseils d’Hugues Vertet, Robert Périchon ouvre le chantier du « site d’Aulnat » qu’il fouille jusqu’en 1982, en mettant en évidence des niveaux structurés (empierrement, fosses, sépultures) associés à un mobilier abondant et varié daté entre le Ileme et le ler siècle av. J.-C. À partir de 1973 et jusqu’en 1981, John Collis s’associe à l’étude de ce site, en ouvrant un deuxième chantier situé à quelques dizaines de mètres au sud du chantier « Périchon ». Il fouille un chemin flanqué de fossés latéraux et des fosses s’échelonnant entre entre le Ileme et le ler siècle av. J.-C.
Aulnat, La Grande Borne, chantier 4. 1975. (cliché : J. Collis)

Années 1990

De 1991 à 1992, plusieurs fouilles programmées étaient menées par L’ ARAFA sur différents secteurs de la Basse-Auvergne :

  • « Artonne » sur un site (captage de source) occupé depuis La Tène ancienne jusqu’à La Tène Dl (Ch. Jouannet),
  • « Corent » en 1991 et 1992 à l’emplacement présumé d’un sanctuaire (V. Guichard),
  • « La Roche Blanche » et « Orcet » en 1995 et 1996,
  • le site des « Cotes de Clermont », sur les emplacements présumés des ouvrages militaires liés aux campagnes de César (V. Guichard),
  • « Clermont-Ferrand » sur le site de « Pâtural » fouillé de 1986 à 1995, et où alternèrent opérations d’archéologie programmée (J. Collis et J. Dunkley), et d’archéologie préventive (M. Richardson).

A cela, il faut ajouter de nombreuses autres interventions (prospections et sondages).

Fouilles récentes de l’ARAFA

Ces dernières années des opérations programmées ont eu lieu :

  • sur le plateau de Gergovie (63). Étude des fortifications (T. Pertlwieser) ;
  • sur le plateau de Gergovie (63). Étude du sanctuaire gallo-romain (M. Garcia) ;
  • sur le plateau de Corent (63). Étude du sanctuaire (M. Poux) ;
  • à Hérisson (03). Oppidum de Cordes-Chateloi (D. Lallemand) ;
  • au Cendre (63) : Oppidum de Gondole (Y. Deberge) ;
  • à Salettes (43). Camp d’Antoune (M.-C Kurzaj) ;
  • à Monestier (03). Site de Chantelle-la-Vieille (J. Besson) ;
  • à Budelières (23). Site de Sainte-Radegonde (M. Pasquel) ;
  • à Bègues (03), sur l’oppidum (P. Pion) ;
  • à Charmensac (15). Suc de Lermu (F. Delrieu) ;
  • à Espalem (43). Nécropole de la Pénide (A. Duny) ;
  • à Saint-flour (15). Dolmens de la planèze (F. Chateauneuf)

La carte archéologique

En 30 ans la carte archéologique de l’âge du Fer en Auvergne a considérablement évolué, modifiant notre vision de l’occupation du territoire. Sur l’ensemble de la région Auvergne, plus de 600 sites sont recensés.

Pendant les 30 dernières années, le nombre des sites a globalement été multiplié par 5. Mais c’est surtout pendant les quinze dernières années écoulées que le rythme des découvertes et la qualité des informations ont augmenté de façon sensible.

La centaine de sites qui a alors enrichi la Carte Archéologique provient de diagnostics sur de vastes espaces et d’opérations de fouilles préventives d’envergure. Mais aussi de la systématisation des prospections au sol.


Cette évolution est naturellement liée à la création d’aménagements structurants notamment dans des secteurs clefs comme l’Allier ou celui du bassin de Clermont. Mais aussi à une meilleure gestion du territoire par un Service régional de l’archéologie alors renforcé (gestion du préventif et établissement de la Carte archéologique), ainsi qu’au développement de l’archéologie préventive.

Auteurs : J. Collis, V. Guichard et al.

Pour en savoir plus

Ezio Ardvini et Yves Morvan, “Pascal à Mirefleurs ? Les dessins de la maison de Domat”Courrier du Centre International Blaise-Pascal [Online], 6 | 1984

John Collis : La mémoire des lieux: hommage à Robert Périchon (1928-1999)