Editorial

Nouvelles brèves

  • Webconférence jeudi 16 décembre 2021 à 20h30 Sur la page Facebook du Musée de Gergovie :
    « 6000 ANS D’ACTIVITÉS DANS LA PLAINE DE SARLIÈVE : FOUILLES RÉCENTES À COURNON D’AUVERGNE« 
    par Rémi Collas, archéologue

Depuis les années 1970, l’Auvergne a bénéficié d’une exceptionnelle moisson de données archéologiques nouvelles concernant l’âge du Fer, ce qui en fait une des régions les mieux documentées à l’échelle européenne. Les chercheurs qui se sont regroupées depuis 1990 sous l’égide de l’ARAFA ont largement contribué à la collecte et à l’analyse de cette vaste documentation, dans le sillage des travaux menés dans les années 1970 par des pionniers comme Robert Périchon (chercheur associé à l’université Lyon III) et John Collis (université de Sheffield), voire même, pour remonter à une date plus haute, les travaux d’érudits du XIXe siècle dans le domaine numismatique, ou encore les premières études systématiques des années 1930 et 1940 concernant les sites de la région de Clermont-Ferrand, avec des chercheurs comme Pierre-François Fournier, Jean-Jacques Hatt,Michel Labrousse et Olwen Brogan.

Nos connaissances sont pour une grande part tributaires des fouilles de sauvetage, qui constituent depuis les années 1980 la plus grande part de l’activité archéologique. C’est particulièrement le cas dans les zones les plus peuplées aujourd’hui, où les travaux d’aménagement (routes, constructions…) sont particulièrement nombreux. Il s’agit donc de la Basse-Auvergne, et notamment la région de Clermont-Ferrand, qui concentre une part très importante des découvertes : ici, la richesse des témoignages archéologiques résulte de l’effet conjugué d’une intense activité humaine aujourd’hui et du fait que la même région est déjà, depuis la période récente de l’âge du Fer, le principal pôle de peuplement de peuplement et de pouvoir de l’Auvergne.

A l’inverse, notre connaissance du peuplement de l’âge du Fer dans les régions voisines comme les Petites Limagnes ou les hauts plateaux du Massif central, est bien plus lacunaire.

Les fouilles de sauvetage sont complétées par des recherches dites « programmées (fouilles et prospections) qui sont le moyen d’action privilégié de l’ARAFA. Motivées seulement par la résolution de questions de recherche, elles s’intéressent à des territoires et à des catégories de sites qui sont peu affectés par les travaux d’aménagement du territoire. C’est ainsi qu’on peut s’intéresser par exemple aux nécropoles tumulaires de Haute-Auvergne, principalement datées du premier âge du Fer, ou à des sites fortifiés majeurs de la fin de la période, comme Gergovie ou Gondole.

Vincent Guichard